Photo by Paul Morley on Unsplash
Pourquoi le Nouvel An commence le 1er janvier et comment les chrétiens comptent le temps
Des réformes romaines à aujourd'hui
En 46 av. J.-C., Jules César instaure le calendrier julien et fixe le 1er janvier comme début de l'année civile, en l'honneur de Janus, dieu des commencements. La date a survécu aux empires parce qu'elle servait la gestion administrative et agricole.
Au Moyen Âge, on fêtait parfois le Nouvel An le 25 mars (Annonciation) ou à Pâques, liant le temps à l'histoire du salut. Pourtant, les autorités civiles ont progressivement conservé le 1er janvier pour la clarté juridique. En 1582, le pape Grégoire XIII corrige le calendrier pour supprimer le décalage ; les pays catholiques l'adoptent aussitôt et le monde l'appelle aujourd'hui calendrier grégorien.
Le 1er janvier et Jésus
Huit jours après Noël, l'Église commémorait la circoncision et le nom de Jésus ; aujourd'hui, c'est la solennité de Marie, Mère de Dieu. Le calendrier liturgique rappelle que chaque année, quel que soit son début civil, tourne autour de la naissance, de la mort et de la résurrection du Christ.
Les premiers auteurs chrétiens ont utilisé le passage d'année pour inviter à la conversion : les nouveaux départs sont possibles parce que le Verbe s'est fait chair. Le vrai repère n'est pas le feu d'artifice, mais le souvenir que le temps est un don soutenu par Dieu.
Commencer l'année avec du sens
Qu'on porte un toast à minuit ou qu'on participe à une messe de vigile, les chrétiens peuvent ouvrir janvier avec gratitude et intention : un bref examen de l'année écoulée, une prière pour ceux qui souffrent ou une résolution de vivre l'Évangile dans les choix quotidiens. Le calendrier débute le 1er janvier pour des raisons romaines ; les croyants repartent parce que le Christ fait toutes choses nouvelles.