Cristianoide

Cristianoide

Le Cantique des cantiques

Chapitre 5

1Je suis venu dans mon jardin, ma sƓur, [ma] fiancĂ©e ! J’ai cueilli ma myrrhe avec mes aromates, j’ai mangĂ© mon rayon de miel avec mon miel, j’ai bu mon vin avec mon lait. Mangez, amis ; buvez, buvez abondamment, bien-aimĂ©s !

2*Je dormais, mais mon cƓur Ă©tait rĂ©veillĂ©. C’est la voix de mon bien-aimĂ© qui heurte : Ouvre-moi, ma sƓur, mon amie, ma colombe, ma parfaite ! Car ma tĂȘte est pleine de rosĂ©e, mes boucles, des gouttes de la nuit.

3– Je me suis dĂ©pouillĂ©e de ma tunique , comment la revĂȘtirais-je ? J’ai lavĂ© mes pieds, comment les salirais-je ? –

4Mon bien-aimé a avancé sa main par le guichet, et mes entrailles se sont émues à cause de lui.

5Je me suis levée pour ouvrir à mon bien-aimé, et de mes mains a dégoutté la myrrhe, et de mes doigts, la myrrhe limpide, sur les poignées du verrou.

6J’ai ouvert Ă  mon bien-aimĂ©, mais mon bien-aimĂ© s’était retirĂ©, il avait passĂ© plus loin ; mon Ăąme s’en Ă©tait allĂ©e pendant qu’il parlait. Je le cherchai, mais je ne le trouvai pas ; je l’appelai, mais il ne me rĂ©pondit pas.

7Les gardes qui font la ronde par la ville me trouvĂšrent ; ils me frappĂšrent, ils m’ont blessĂ©e ; les gardes des murailles m’ont ĂŽtĂ© mon voile de dessus moi.

8Je vous adjure, filles de JĂ©rusalem, si vous trouvez mon bien-aimĂ©, que lui direz-vous ? Que je suis malade d’amour.

9Ton bien-aimĂ© qu’est-il de plus qu’un autre bien-aimĂ©, ĂŽ la plus belle parmi les femmes ? Ton bien-aimĂ© qu’est-il de plus qu’un autre bien-aimĂ©, que tu nous adjures ainsi ?

10Mon bien-aimé est blanc et vermeil, un porte-banniÚre entre dix mille.

11Sa tĂȘte est un or trĂšs fin ; ses boucles sont flottantes, noires comme un corbeau ;

12ses yeux, comme des colombes prĂšs des ruisseaux d’eau, baignĂ©s dans le lait, bien enchĂąssĂ©s ;

13ses joues, comme des parterres d’aromates, des corbeilles de fleurs parfumĂ©es ; ses lĂšvres, des lis distillant une myrrhe limpide ;

14ses mains, des rondelles d’or, oĂč sont enchĂąssĂ©es des chrysolithes ; son ventre, un ivoire poli, couvert de saphirs ;

15ses jambes, des colonnes de marbre blanc, reposant sur des socles d’or fin ; son port, comme le Liban, distinguĂ© comme les cĂšdres ;

16son palais est plein de douceur, et toute sa personne est désirable. Tel est mon bien-aimé, tel est mon ami, filles de Jérusalem !

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